"Je proteste contre le monde moderne, mais j'adore ses femmes minces."

- Roger Nimier, "Le hussard bleu"



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6 décembre 2004

 

(21:14) J'ai fini ma journée de taf recouvert de semoule de couscous avariée, macérée dans le jus de légume depuis plusieurs jours. Je m'étais dit, "non, c'est pas la peine de mettre la combinaison, c'est un petit job tranquille, ça vient tout seul". Ben c'est venu plus vite que prévu. Et j'ai gagné le droit de mettre un nouveau treillis pour aller bosser demain.

 

(20:13) Mots clefs du jour : "Dolce Gabbana Tex Mex", "Technikart La Bite", "Sintrope". Je ne peux rien renier.

 

(18:28) Tiens au fait, félicitations à Eric Grauffel, qui a remporté une nouvelle victoire à l'AustralAsia Practical Shooting competition.

 

Eric Grauffel

 

(18:08) En espérant trouver des nouvelles de Nothing, je suis tombé sur une conversation entre deux créatures. Pour ceux qui ont envie de découvrir la face cachée de la lune...
Mes moments préférés :

- " sur un chat gay, y a encore des mecs qui viennent essayer de vous faire du bourrage de crâne [NDB : "non, chéri, pas le crâne"]."

- "sache que les mecs comme toi [NDB : les gros routiers bisexuels qui votent FN ?] ne seront jamais en sécurité tant que je traînerai dans les rues."

- "les phacochères comme toi, on les tue."

 

Ha nabi

 

(18:01) "A la fin du XIXe siècle, le docteur Pierre Adélaïde, médecin d'origine martiniquaise, arrive dans un petit village de Charente pour prendre la succession d'un confrère. «Noir comme le diable», le praticien est très vite confronté non pas au racisme mais à la peur de l'étranger, inconnu donc potentiellement dangereux. Son cabinet reste désespérément vide. Il se heurte notamment à l'hostilité du notable local, Casimir Caillebois, qui considère l'homme noir comme un être inférieur. C'est lorsqu'il sauve de la mort la fille du maire qu'il parvient finalement à gagner la confiance des villageois, mais cela ne suffit pas pour convertir à la tolérance le coeur et l'esprit de tout un chacun." - La fiction citoyenne de "France" 2. Ca s'appelle "L'homme qui venait d'ailleurs". D'ailleurs, si ces salauds de blancs auraient pu voter Le Pen à l'époque, ils l'auraient fait, ces vipères lubriques. Comme quoi, faut être vigilant, toujours vigilant.

 

(17:59) "T'es vraiment dégueulasse/j'veux plus jamais te revoir/De toute manière avec les meufs c'est toujours la même histoire/De toute façon au bout du compte/C'est toujours nous les batards" (TTC, "Végétarienne"). ChicType me fait découvrir un morceau assez lorenzobiographique.

 

 

(17:54) Reçu un gros colis de la part de L., bourré de livres... peu communs. J'aime beaucoup. Merci.

 

(17:52) Grosse publicité contre les antibiotiques, ce qui est plutôt une bonne idée. Je serais ravi que l'assurance-maladie (qui me taxe tant de pognon chaque mois) lance une nouvelle campagne : "les vaccins, ça sert à rien". Ou alors, "Une balle pour la sécurité sociale".

 

Evil

 

(17:41) Rien de neuf chez les 4pigeons, mais je sens que je ne vais pas pouvoir résister à la tentation d'une visite quotidienne.

 

(17:37) Sollers chez Bern ce midi ; Sollers est un gros con, mais il a fait une saillie assez fun sur Venise, Lépante et la Turquie.

 

(17:34) Trop kewl ! Je suis passé en un jour du stade de microbe à insecte inférieur dans l'écosystème du Truth Laid Bear.

 

same player shoot again

 

(17:24) Bonne fête à tous mes Nicolas, et aux autres bien sûr.

 

5 décembre 2004

 

(22:52) Je sens que ma réputation va encore cramer, mais non seulement les 4 pigeons, c'est tré tré con, mais en plus, c'est tré tré bon (je tiens à préciser que c'est par le biais du Stalker que j'ai trouvé le pigeonnier).

 

(22:21) Mon drame, c'est que je suis exceptionnel, mais pas intéressant.

 

(20:05) L'actualité est vraiment explosive aujourd'hui, entre les gendarmes qui ont perdu lors d'un exercice une centaine de grammes de plastic dans le sac d'un voyageur et le militaire qui menace de faire sauter sa poudrière...

 

(19:19) Mes stats se cassent la gueule, je n'ai jamais vu ça. En quinze jours, je suis passé de 80 à 50 lecteurs quotidiens, et là, hier, je suis tombé à une trentaine. Que se passe-t-il ?

 

(15:20) J'ai toujours eu beaucoup de couteaux, et pendant longtemps, je suis resté éloigné des couteaux suisses, leurs lames étant un peu trop réduites à mon goût. Depuis, j'ai pas mal changé d'avis, et j'en suis venu à en posséder quelques uns. J'en ai perdu, bien sûr, j'en ai donné aussi quelques uns, et aujourd'hui il m'en reste six. Deux Spartan, un blanc et un rouge. Un Hiker, qui a la lame un peu abimée, et qui a du Velcro sur les plaquettes de manière à améliorer sa préhension et pouvoir le coller rapidement sur les pièces de Velcro femelle que j'ai un peu partout. Il me sert pour mon travail. Un Huntsman Stayglow, avec les plaquettes phosphorescentes et fluorescentes. Un "My first Victorinox" avec la scie à bois. Et enfin un modèle Signature smaragd gravé à mon nom, qui a la particularité d'avoir un stylo à bille rétractable dans la plaquette. Le Spartan rouge et le Signature ont un petit mousqueton à l'anneau de bélière. Mon prochain achat ? J'ai très envie d'investir dans un autre couteau suisse, mais j'ai du mal à trouver le modèle qui me conviendrait le mieux. J'ai envie d'un Voyager Lite, mais pour être vraiment parfait, il lui manque les scies à bois et à métaux (là, j'aurais quelque chose de vraiment idéal). Peut-être avec une SwissCard, pour le côté fun de la chose. Ou alors un Ranger, avec des plaquettes "4 pièces", avec les gadget de rechange, et peut-être aussi le sifflet et le miroir, qui ne sont pas trop chers et plutôt bien conçus.

 

Mes couteaux suisses

 

(00:20) Je devrais déjà être couché, mais je n'ai pas pu résister à la tentation de consulter mes mots-clefs. Un best-of : herman hesse femmes nues - yarmulkes (note du blogueur : ???) - ameublement enfant ethique - plantu éthique (ndb : lol) - crypto-fasciste definition (ndb : re-lol) - pierre drieu la rochelle and cote d'azur (ndb : non, La Rochelle, c'est sur l'Atlantique) - steevy boulay naked (ndb : padçachénous) - skai leopard (ndb : toi, tu as envie de mater un bon John Waters, hein, grand coquin ?) - les gendarmes a sintropé - tattoos loups-garous - bonnasses de mulhouse - morrissey fasciste (ndb : "Gis-card-com-plice !") - skinhead deteste oï - you do an awfully good impression of yourself - pédés fouetter filles (ndb : c'est pas un peu abusé ?) - danger de wimpy (ndb : danger de quoi ???) - enculés de catholique (ndb : damned ! je suis fait !) - very young boy gay blond (ndb : passez votre chemin, je vous dis !) - docteur bis-touque (ndb : ???) - quels pays la zoophilie est légale - thon ou cageot (ndb : euh... j'aime pas le poisson...).

 

4 décembre 2004

 

(23:25) Journée niçoise, qui a commencé tôt et plutôt mal, dans la mesure où le train que je voulais prendre était prévu avec cinquante minutes de retard. J'ai réussi à m'incruster dans les coursives d'un train de nuit. Je suis donc arrivé à l'heure pour aller voir O. chez lui. Après un saut à la Poste et l'acquisition d'un nouveau aiguiseur combinant carbure de tungstène et céramique, nous sommes allé nous faire un ball-trap. Soyons honnête : je suis une brêle, j'ai tiré comme une savate. Mais bon, c'est vraiment cool, comme sport, je me demande si je ne vais pas réinvestir dans un Baïkal pour le fun. Après la brève séquence ball-trap, nous sommes allé manger un poulet au riz et champignon, délicieux, au club-house. Nous sommes ensuite redescendus sur Nice pour bavarder. En sortant de chez O., j'ai entendu un grand bruit sur la route. Je me préparais à contempler une véritable boucherie, vu le bruit de choc brutal que venait de faire la Mercedes (un chien ? un enfant ?). Mais en fait, la voiture, qui avait brutalement perdu sa roue arrière-gauche, s'est retrouvé sur le chassis avant de heurter la roue partie en vadrouille. Assez cocasse à voir. Je suis allé prendre mon train, mais évidemment, j'avais raté le bon, j'ai dû patienter une heure à la gare avant de pouvoir rentrer chez moi. Musique du jour : Heaven 17, "Temptation". Sinon, je me suis commandé deux livres consacrés à la survie sur Amazon. Et Kouka m'a envoyé un e-mail très sympa.

 

Surviving Desire

 

3 décembre 2004

 

(20:31) J'ai bien avancé dans la traduction de "Get tough", je pense que normalement, le rough devrait être prêt pour dimanche. Le gros souci, ça va être la mise en page, vu que j'aimerais en faire une sorte de carnet au format pratique, genre 11 x 15 maxi. Ca, ça va prendre du temps.

 

(17:57) Demain, je vais à Nice, j'ai vu qu'il y avait un train qui me permettrait d'arriver aux alentours de 0830.

 

Nietzsche

 

(17:55) Journée tardive, lever vers 1300. Dépôt de quelques chèques stockés dans un tiroir depuis trop longtemps (je suis un peu comme les écureuils, nonobstant le côté grosse queue touffue) qui me permettront de régler mon assureur.

 

(17:53) Chanson du jour : "Laisse tomber les filles" de France Gall.

 

2 décembre 2004

 

(23:08) Bilan de l'opération : la prochaine fois, je voyage léger. J'ai embarqué des tas de trucs inutiles, et en fait, c'était pas vraiment la peine, la parka ayant bien joué son rôle.

 

(23:01) Avant d'aller prendre mon train, je suis allé voir "Les indestructibles", parce que j'avais du temps à perdre. Voila. Et bien c'est super. Les décors sont sublimes, le film est bourré de mauvais esprit (le coup de la cape...), l'ambiance fifties est très clean, il y a un sens du visuel qu'on aimerait trouver dans des films "normaux". On se surprend à oublier qu'on regarde un film d'animation plus qu'à son tour.

 

(22:31) Je suis rentré gentiment à mon hôtel après le film, il n'était pas tard, j'en ai profité pour préparer mon départ et regarder la fiction citoyenne de France 2. Effectivement, c'est répugnant, sauf le petit Erwan Demaure, qui pourrait faire une carrière intéressante si les petits cochons ne le mangent pas avant.

 

Erwan Demaure

 

(22:14) Le mercredi, Tann m'a fait courir dans son quartier pour le retrouver dans sa "beautiful" laverie. Il se moque de mon sens de l'orientation, mais j'ai quand même réussi à la retrouver, sa rue. Nous sommes allé voir l'exposition Miyazaki/Moebius à la Monnaie de Paris. Pour être honnête, sans grand intérêt. Quelques films pédagogiques, une centaine de planches exposées, mais avec des commentaires sybillins, tout est livré brut, on manque totalement de contexte, on dirait un exposé fait par un gamin de quatrième, qui a pompé des tas de documents sur internet et se contente d'intercaler quelques phrases de liaisons. Bilan de l'opération, j'ai envie d'oublier Moebius, sauf son "Garage hermétique", et j'ai envie de voir "Mon voisin Totoro" rien que pour le chat-bus. Après un nouveau passage chez Gibert Joseph (Coupland, Ellroy, Banks, Tournier...), Tann et moi sommes allé voir "Narco", avec Poelvorde et Canet. Gus Van Sant s'était déjà attaqué à la narcolepsie, avec "My Own Private Idaho", dans lequel River Phoenix tenait le rôle d'un prostitué homosexuel narcoleptique (sans doute son meilleur rôle). Là, ça n'a rien à voir. Le film est drôle, voire très drôle, même s'il est mal fagoté et se laisse aller à de nombreuses facilités. Il y a de vrais moments de bravoures qui ont un potentiel de "culte" (le gamin de huit ans qui se fait défoncer la gueulle à coups de genou par Lenny Bar, le karatéka, les diverses métamorphoses de Gustave Klopp ado, sa lose généralisée, les tueurs à gage...). C'est dommage que le film parte sur trop de pistes, lui donnant cette impression de décousu, de manque de fini. Parce que de toute façon, malgré la morale un peu étrange (il faut vivre médiocrement, si on ne peut pas faire autrement), il faut aller voir le film pour l'amour de Jean-Claude Van Damme, parce que les personnages sont minables, mais flamboyant et aussi parce que la bande-son est diablement impeccable et l'esthétique pas mauvaise du tout.

 

(22:08) "Toute dégradation individuelle ou nationale est sur le champ annoncée par une dégradation rigoureusement proportionnelle dans le langage. "
- Maistre, cité par Matzneff, in "Maitres et complices".

 

(22:00) Je suis de nouveau descendu au Petit Défi de Passy pour rejoindre Tann, ChicType et B., apéritif et repas très sympathiques. Même si nous nous connaissions numériquement depuis quelques temps, c'était ma première rencontre réelle avec CT. J'ai bien aimé. Surtout lorsqu'il s'est lancé dans un réquisitoire sans appel sur le dos de porcelet, sans savoir que le patron était juste à côté de lui. Déjà que Tann avait lourdement insisté sur les frites ("ce ne sont pas des frites fraîches, tout le monde le sait")... Fidèle à sa réputation jusqu'au bout, il a réussi à faire disparaître de l'adition son plat. Il est vraiment très, très fort. Serveur sympathique, mais pas surdoué.

 

(21:54) J'ai trouvé un essai de Matzneff chez Gibert Joseph, "Maitres et complices", un ouvrage vraiment excellent où "Gab' la Rafale" expose son admiration pour les auteurs qui l'ont influencé. Je dois avouer que ce ne sont pas, la plupart du temps, les miens (je devrais citer Tournier, Mishima, Vonnegut Jr., Sun Tzu, Burroughs, ... j'y reviendrais). J'aime beaucoup cette librairie, j'y claquerais volontiers une fortune si j'en disposais d'une. En sortant de Gibert Joseph, j'ai trouvé un cybercafé qui m'a permis de contacter Kouka que j'esperais rencontrer le soir. Finalement, cela ne se fera pas, pas dans l'immédiat en tout cas, ce qui est dommage. En descendant Saint-Michel, j'ai croisé un prêtre en soutane, pèlerine et oreillette "blue tooth".

 

Jeu d'enfant

 

(21:48) Le lendemain (mardi), je suis allé à la séance du matin mater "L'enquête corse", avec le privilège royal d'avoir une salle à moi tout seul (la dernière fois que cela m'était arrivé, c'était à Brest, j'étais allé voir "New Rose Hotel" de Ferrara, d'après Gibson). J'ai bien aimé. C'est un peu du cinéma comme on en faisait en France dans les années soixante, c'est assez bien vu, souvent très drôle. Avant le film, il y avait une promo pour "le dernier trappeur" de Nicolas Vannier, qui a l'air vraiment excellent.

 

(21:32) Avant le japonais, je suis allé rejoindre Tann au "Petit Défi de Passy", qui malgré son nom évocateur, n'est pas un bar gay. Plutôt bien fréquenté, si on apprécie les minets et les parisiennes du XVIème qui crient "fait hièche ! euh, fait chier !" lorsqu'elles se coincent dans le portillon du métro qu'elles essayent de gruger. Excellente ambiance musicale. Tarifs raisonnables, sans plus. L'ergonomie est nulle, par contre. Dans le métro, j'ai vu monter une demoiselle avec un violon à la main. Connement, je me suis dit qu'elle avait été surprise par l'arrivée de la rame, et n'avais pas eu le temps de le ranger dans sa mallette. Que nenni ! dès le départ, elle s'est lancée dans une interprétation acrobatique mais hilarante de l'Eté de Vivaldi. Mine de rien, c'est super sportif, le violon en métro.

 

(21:13) Pour varier les plaisirs, après les pâtes aux lardons de B., nous sommes allé manger dans un restaurant japonais avec Tann. Tann m'a donné un badge blanc "Von Duce" qui va super bien avec le kaki de mon parka. Comme j'avais bêtement oublié ma carte bleue, il a été contraint de m'inviter. C'était très bon, sauf la brochette de fromage fondu, qui était un peu "too much" pour moi. Considérant que ce n'est que la seconde fois de ma vie que j'utilise des baguettes pour manger, je ne m'en suis pas trop mal tiré. Dans le métro du retour, un vieux clodo s'est mis à me fixer droit dans les yeux durant tout un arrêt, sans quitter le quai. Il a tourné les talons lorsque les portes se sont refermées ; peut-être déçu que je ne me lance pas dans un baston avec lui ?

 

(21:10) En rentrant sur le Kremlin-Bicêtre, je me suis retrouvé au coeur d'un dispositif policier démentiel, avec CRS, bodyguards chinois, ballet de 607 officielles... Matignon, quoi. Je comprends pourquoi Raffarin est tout dépressif, ça doit être fatiguant, toutes ces conneries. En remontant l'avenue d'Italie, en face du Lycée Gaston Bachelard, il y a garée une Mercedes ; une Mercedes longue, et sale. Je me demande si ce n'est pas celle du colonel Toulouse, dans "Le retour du grand blond". J'ai été faire deux-trois courses à l'Italie-2, j'y ai trouvé entre autres une magnifique casquette Adidas rouge Ferrari ainsi que la plus mauvaise librairie du monde.

 

Un cri dans la nuit

 

(20:58) J'ai été assez surpris par l'escalade ironico-scatologique de ces temps nihilistes. Une expo à la Vilette sur les trucs crades, une publicité pour une pièce de théatre dans le même ton, et une publicité pour des montres Dolce & Gabbana, que j'ai vu au cinéma (ça commence assez glamour "seventies" avec un joli garçon et sa copine qui bouffent tex-mex, la meuf veut embrasser son copain mais elle réalise qu'il est maintenant doté d'une haleine de coyote et tant qu'à en rajouter dans le "real lover", le mec conclut en lâchant un pet monstrueux - je pense que le réalisateur nous a épargné la séquence où il vomit sur la fille).

 

(20:54) La balade à pied ne fut néanmoins pas du temps perdu, dans la mesure où Paris est plate (blonde, mais plate). J'ai ainsi pu rencontrer une brigade de police montée à vélo, façon hirondelles. J'ai été assez surpris d'en entendre un actionner son petit avertisseur ("dring-dring"). J'avais le même sur mon Peugeot quand j'avais huit ans. Je me demande si le policier l'a rajouté pour le fun, ou si c'est un accessoire officiel, une sorte de sirène, comme pour les véhicules motorisés. Tu me diras, c'est tout de même mieux que d'être obligé de crier "Pin-pon". J'ai également vu le monument aux morts de la Guerre d'Algérie, assez étrange, mais pas mal. J'ai été poursuivi par un mongolien en traversant le Champ de Mars. Il poussait des cris ("Ouhhhhhhhhhhahhhh !") tout en se donnant des baffes assez violentes dans la gueule. Mais comme il boîtait, je n'ai eu aucun mal à le distancer.

 

(20:51) Lundi, je suis parti pour une grande vadrouille dans Paris, à pied, ce qui est une mauvaise idée, dans la mesure où Paris, c'est grand. J'ai dû mettre environ trois heures pour rejoindre la Rue du Bac à partir du Kremlin-Bicêtre, où j'étais logé, et à peu près autant pour le retour. Entretemps, j'en ai profité pour me recueillir dans ce qu'il faut bien considérer comme le sanctuaire du Kitsch Marial et j'ai participé à l'office. J'ai aussi acheté une médaille, et je suis allé en repérage pour l'exposition Miyazaki/Moebius.

 

(20:45) Un truc qui m'a un peu surpris, dans le bus que nous avons emprunté Tann et moi, mercredi, c'est cette inscription déconseillant aux usagers de laisser pendre leur bras à la fenêtre du bus. Sachant que les dites fenêtre se trouve à près de deux mètres du plancher, et font a priori un peu moins de vingt centimètres, je me demande s'il y a eu des gens pour tenter l'expérience, ne serait-ce que par esprit de contradiction.

 

(20:32) Ma première soirée à Paris a été assez médiocre. Comme j'étais à jeun, la première bière que j'ai bu m'est montée directement à la tête, ce qui fait que j'étais bourré en allant chez B. Et comme quand je suis bourré, je fais des trucs débiles, je lui ai acheté une plante ridicule, fragile et encombrante. Et comme j'étais en plus crevé par le voyage, je n'ai pas été très brillant. Néanmoins, cette après-midi m'a obligé à utiliser le métro, ce qui fait que maintenant, je préfère ce moyen de transport au bus (s'il est difficile d'échapper à la répugnante chaleur humaine, j'ai moins subi la promiscuité parisienne dans le métro que dans le bus).

 

If...

 

(20:18) J'ai eu le temps de lire "American Gods", de Neil Gaiman. Whaou. C'est génial, quelques petites imperfections (un peu à la King, si vous voyez ce que je veux dire, non, pas Martin, Stephen, andouille). Je pense que ça va plaire à tous mes amis païens. La lutte des anciens dieux (Wotan, Bilquis, Horus...) contre les nouveaux dieux (la télévision, la technique...) pour la survie. C'est souvent épique et très drôle.

 

(20:12) Ces vacances se sont très bien passées. Je me suis reposé, j'ai glandé, je suis allé au cinéma, j'ai pris le temps de lire, j'ai vu des gens que j'aime bien. A peine une petite crise de manque numérique, mais je n'ai pas eu de convulsions ni ne me suis mis à baver.

 

(20:01) Retour de Paris, je suis un peu fatigué, mais pas trop en fait. Mon voyage s'est assez vite passé, entre la lecture du "Journal Extime" de Tournier et le bavardage architectural avec une charmante vieille dame (bien qu'elle soit rocardienne). Seul inconvénient, je ne pouvais décemment pas feuilleter mon Technikart (et son dossier de vingt pages sur "La bite").

 

28 novembre 2004

 

(01:01) Repas de famille. Rien de transcendant. Mes petits cousins (et cousines) m'ont amusé. Comme ça devenait interminable, je me suis mis à massacrer une bouteille d'eau minérale avec mon CRKT M16-13Z. Le repas était bon (de la dinde, avec un petit goût d'huile d'olive) et un gateau aux fruits. Je ne me suis pas resservi, je pense que mon estomac aurait déclaré forfait. Comme les gamins sont vidéomanes, j'ai découvert quelques jeux très moraux, comme Grand Theft Auto San Andrea et une sorte de Counter-Strike. Le réalisme est vraiment impressionant. Par rapport à mon jeu favori, "Flashback" (sur Megadrive), j'avoue qu'il y a eu de gros progrès de faits. Par contre, y a définitivement trop de boutons sur les manettes. A propos de dinde à l'huile d'olive, en allant acheter le bouquet de fleurs pour ma tante, j'en ai profité pour faire deux courses rapides pour mon voyage de tout à l'heure. Dans la queue, un jeune paumé essayait de maintenir sa bouteille d'huile d'olive d'aplomb sur le tapis roulant, sans succès, évidemment. En l'entendant murmurer des choses comme "de toute façon, l'huile d'olive n'existe pas" j'avoue que je me suis préparé à le frapper violemment au moindre mouvement un peu agressif de sa part. C'est toujours une aventure d'aller faire ses courses chez Casino.

 

27 novembre 2004

 

(19:35) J'ai réussi à répartir toutes mes affaires pour la semaine dans deux sacs relativement compacts. Je me suis forcé à emporter mon sursac et un sac à viande au cas où ces crétins de militaires aient dépassé mes espérances en terme d'inefficacité administrative. Ca fait presqu'un kilo supplémentaire à trimballer, ça m'énerve un peu. Je n'ai pris finalement que l'indispensable, je me dis que théoriquement, si j'ai besoin d'un truc, je devrais pouvoir le trouver à Paris. Même s'ils sont un peu sauvages, je devrais pouvoir trouver au moins un magasin quelconque, peut-être même un supermarché si j'ai de la chance. Il me semble que près de la place d'Italie il y avait une épicerie, la dernière fois que je suis monté à Paris.

 

(19:29) Bon, je ne pense pas que j'aurais le temps d'actualiser ce blog demain. J'arrive dans l'après-midi à Paris. Je ferais peut-être une petite actualisation de chez Tann, mais ce n'est même pas sûr, on verra. Ne vous étonnez donc pas si c'est très calme par ici pendant quelques jours. En tout cas, je suis très content de ce nouveau style. J'aime le sobriété. Et le baroque aussi, mais ça c'est une autre histoire.

 

(14:41) Douze heures de sommeil bien méritées. Je viens de me rendre compte que parmi mes mots-clefs, j'avais noté le mot "gay". Qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête à ce moment-là ??? Je devais être en train d'écouter du Turbonegro, je ne vois pas d'autre explication.

 

26 novembre 2004

 

(21:18) Check-list pour dimanche : j'ai vraiment du mal à alléger ce foutu sac. Déjà, les fringues, c'est lourd. Pfff. Pour la lecture : Neil Gaiman avec "American Gods". Pour l'ambiance sonore, 5 cds de MP3 pour mon lecteur. Une radio pour mes déambulations parisiennes. J'ai un peu la flemme de prendre un appareil photo. Un téléphone ? Je me bats avec mes lames, j'ai réussi à me limiter à trois couteaux suisses, et peut-être le Benchmade Pika, mais je me tate encore pour le Benchmade. La X5, c'est clair, et deux piles de rechange. Je me suis acheté un parka (une parka ? j'ai beaucoup de mal à sexuer mes vêtements) pour l'occasion. Un sweat en polaire. Mes gants en cuir ("Ca ! C'est ! Paris !"). Mon cheich kaki. Une pince multiprise. Du Duct Tape et de la paracord. Ma pharmacie, bien sûr, mais un modèle compact, sans les bouteilles de désinfectant. De l'eau et à bouffer. Bon, ça devrait aller, si je n'oublie pas mes billets de train et le numéro de l'hôtel. Finalement je laisse tomber le Benchmade, je vais juste prendre un London, un bon vieux couteau de marin.

 

(21:15) En avant vers toujours plus de sobriété ! A mort le kitsch ! Halte aux images ! Bon, maintenant, le problème, c'est que ça va se voir que je dis n'importe quoi.

 

(20:17) Je viens de réaliser en regardant pour la trentième fois "The Party" à quel point Jake Gyllenhaal ressemble à Peter Sellers, au moins au niveau du sourire. Et pour la trentième, j'ai passé une heure et demi à me tordre de rire.

 

(15:28) Le petit D. m'accuse d'aller jouer au touriste à Paris, alors que je passe mon temps à insulter les touristes quand je suis sur la Côte d'Azur. Et bien non, je ne vais pas en touriste à Paris, je vais juste y passer quelques jours. Pas de visites au programme, sinon celles de quelques amis, pas de métro, pas de déambulations admiratives quant à l'architecture ou le bon peuple de Paris. Quelques cafés, un ou deux bouquins, "farniente". De toute façon, je déteste Paris.

 

(15:25) Je suis assez content de mon dernier post sur le Survival Forum, à propos de l'obsolescence de l'arme de poing.

 

(15:23) Fou du Roi assez drôle, avec Nadine de Rotschild, excellente en femme libérée, cynique, anti-féministe, sûre de son rang, autocentrée et d'autant moins démagogue qu'elle l'emmerde complaisamment, le peuple. Pas supportable tous les jours, mais raffraichissant.

 

(15:21) J'en ai ras-le-bol de la politique. "La démocratie ? C'est quoi la démocratie ??? - Mais, euh, la démocratie, on est en plein dedans !" (tiré d'un sketch des Inconnus, de mémoire).

 

(15:10) Journée franchement épuisante, avec un lever à 0430 pour aller faire un tour à Sintrope. Rencontre de jeunes boulangers charmants mais analphabètes (c'est la première fois que je rencontre cinq personnes incapables d'orthographier correctement le nom de la boîte pour laquelle ils travaillent...). Rencontré également une boulangère japonaise, absolument charmante. Le potentiel érotique (ou du moins : sensuel) du travail de la pâte était bien présent, comme je l'avais déjà subodoré. En plus de son accent délicieux, elle a confondu à un moment les verbes "mûrir" et "mourir", dont je n'avais jamais remarqué la proximité sonore. Vraiment charmante, je vous dis.

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